Suite au vote par le Sénat du projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, le Groupement national des hautes écoles et instituts du travail social (GNHEITS) tire les enseignements de ce texte à travers un communiqué publié ce 1er juin 2026. Si le Groupement salue les avancées obtenues, il rappelle l’urgence d’intégrer pleinement les Établissements de formation en travail social (EFTS) dans le paysage de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé est désormais voté par le Sénat. Pour le GNHEITS, l’adoption de ce projet de loi marque une étape importante, mais elle met aussi en lumière les chantiers qui restent à accomplir dans le champ de la formation en travail social.
Protéger le modèle non lucratif
Dans son communiqué, le GNHEITS salue les avancées actées par les sénateurs en faveur des établissements associatifs à but non lucratif concourant à l’intérêt général. Cette reconnaissance législative est une victoire pour les structures qui réinvestissent leurs moyens dans la qualité pédagogique et le service public, loin des logiques de rentabilité financière.
EFTS : le combat pour la reconnaissance académique et financière continue
Cependant, le vote de ce projet de loi ne marque pas la fin de la mobilisation. Le GNHEITS insiste sur un point crucial qui doit désormais se traduire dans une loi et les décrets d’application : la nécessité de reconnaître pleinement les EFTS comme des acteurs à part entière de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Porteurs d’une délégation de service public, ces établissements forment les professionnels qui font tenir notre pacte social. Pourtant, leur statut académique et leurs financements ne sont pas encore à la hauteur des autres filières du supérieur.
« Dans un contexte marqué par de multiples réformes liées aux besoins croissants de qualification supérieure et les défis auxquels sont confrontés les métiers du travail social, il apparaît essentiel que les EFTS bénéficient d’une reconnaissance institutionnelle, académique et financière à la hauteur de leur contribution au service public et à l’intégration sociale. » — Communiqué du GNHEITS, 1er juin 2026
Relever les défis des métiers de l’humain
Alors que les métiers du travail social font face à des crises d’attractivité majeures et que les besoins de qualifications supérieures augmentent, le GNHEITS rappelle que la reconnaissance des EFTS est un enjeu de cohésion sociale nationale.
Que cette loi soit votée ou non, le Groupement reste déterminé à porter la voix des instituts de formation et invite l’ensemble de ses collègues, partenaires et réseaux à relayer largement ce communiqué.
👉 Consulter le texte intégral du communiqué du 1er juin 2026 (PDF)
